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Revue de presse - Les Echos

Régimes spéciaux, indépendants : Philippe tente de calmer le jeu sur les retraites

 

Solveig Godeluck

 

 

Le Premier ministre a présenté jeudi devant le Conseil économique social et environnemental le calendrier et la méthode de la réforme des retraites. Les professions potentiellement les plus déstabilisées ne basculeront pas dans le nouveau système tant que leurs conditions de transition n'auront pas été précisées.

 

   

Il a rencontré un à un les dirigeants des organisations syndicales et patronales représentatives, la semaine dernière. Mais c'est devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese) qu'Edouard Philippe a souhaité apporter ce jeudi des éclaircissements sur la méthode et le calendrier de  la réforme des retraites , donc sur les suites à apporter à la  publication du rapport Delevoye le 18 juillet.

 

Le Premier ministre a affirmé que le projet de loi de réforme des retraites serait voté « d'ici à la fin de la session parlementaire de l'été prochain ». C'est-à-dire en principe avant juillet 2020. Ce texte définira le système cible, c'est-à-dire les principaux paramètres du régime universel par points, tels que le taux de cotisation et les conditions de départ, en partant du rapport Delevoye. Il contiendra aussi des mesures d'économies pour assurer le retour à l'équilibre financier en 2025. Et il définira les grands principes de la transition, qui sera négociée de façon plus concrète après le vote de ce projet de loi.

 

  

 

DES GARANTIES POUR LES PROFESSIONS

LES PLUS TOUCHEES

 

A ce propos, Edouard Philippe s'est voulu rassurant pour les professions les plus touchées par la réforme, notamment les indépendants, qui seront nombreux à devoir augmenter leur taux de cotisation pour rejoindre le régime universel, ou les «catégories actives », qui bénéficient de départs anticipés. «Tant que le chemin ne sera pas tracé », il « ne leur sera pas appliqué », et cela « sera inscrit dans le projet de loi », a promis le Premier ministre, qui a insisté sur les « garanties » à apporter. Dans certains cas, la convergence pourra dépasser les quinze ans prévus par le rapport Delevoye.

 

« Si, pour certaines professions, la période de transition doit être plus longue, nous l'allongerons. Je pense par exemple à la question des taux de cotisations pour les indépendants, ou à celle des âges de départ pour les catégories actives. De la même façon, peut-être le nouveau système ne devra-t-il s'appliquer, pour certains régimes, qu'à des personnes plus jeunes, plus éloignées de la retraite », a-t-il insisté, en indiquant vouloir « creuser » «la piste de l'adaptation des cotisations sociales des travailleurs indépendants ».

 

Il s'est aussi engagé à ce que les carrières et les rémunérations des enseignants, des chercheurs, et des aides-soignants, moins bien payés que dans les pays voisins, soient « repensées ».

 

 

 

 

 

MENAGER LES REGIMES SPECIAUX

 

Pour Philippe Pihet, de FO, le gouvernement cherche à ménager les régimes spéciaux tels que celui des agents de la RATP, en grève ce vendredi. « Le risque, c'est d'avoir de nouveau quinze ans d'écart entre la réforme du régime général, et celle des régimes spéciaux, comme en 1993 et 2008 », pointe ce syndicaliste opposé au principe même du régime universel.

 

Sans compter que la réforme de 2008 avait coûté très cher en compensations. Cela sera à nouveau le cas, a estimé  Jean Peyrelevade dans « Les Echos » mercredi  : « prendre aux uns pour donner aux autres, sans compensation, cela ne marche pas». Et d'évoquer des « milliards d'euros » de dépenses nécessaires pour indemniser la perte de certains avantages.

 

    

  

 

TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS

 

Un nouveau cycle de discussions avec les partenaires sociaux va s'ouvrir la semaine prochaine jusqu'au début du mois de décembre, a encore annoncé Edouard Philippe. Elles porteront sur quatre thèmes : les mécanismes de solidarité, les conditions d'ouverture des droits, le retour à l'équilibre en 2025 et le pilotage financier, les modalités de transition.

 

Sur les conditions d'ouverture des droits, le Premier ministre a rappelé que les syndicats eux-mêmes n'étaient pas forcément d'accord entre eux pour savoir s'il faut privilégier un âge de taux plein unique pour tous ou un âge variable selon les individus, et espéré pouvoir « rapprocher » ces points de vue, tout en gardant à l'esprit la nécessité de «travailler plus longtemps ». Il va missionner Sophie Bellon, la présidente de Sodexo, pour plancher sur le maintien dans l'emploi des seniors, et demander la coopération des patrons sur ce sujet.

 

Comme l'ont révélé « Les Echos » ce jeudi , Edouard Philippe va commander au Conseil d'orientation des retraites un nouveau diagnostic financier et lui demander quelles mesures pourraient être prises pour garantir l'équilibre en 2025.

 

Par ailleurs, une plate-forme numérique va être ouverte pour recueillir les contributions des citoyens jusqu'à la fin de l'année. « Nous avons besoin de l'engagement de tous et nous sommes prêts à prendre le temps qu'il faudra », a martelé le Premier ministre, tout en assurant que « c'est le bon moment » pour réformer, car « nous ne sommes pas dans une situation d'urgence ». 

 

 

 

 

   

    

 

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